Souvenez-vous

jeudi, novembre 5 2009, 15:19, Par SebGX



C’est dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989 que les Allemands abattent le Mur de Berlin, sous l’oeil attentif des médias internationaux.

Symbole du « rideau de fer », la chute du Mur de Berlin marque une étape essentielle de l’effondrement du Bloc soviétique et l’évènement fera date…

Et vous, que faisiez-vous ce jour-là ?
Jeune, actif, en voyage, ou en retraite, à peine né(e), rappelez-vous où vous étiez…

Racontez en quoi cet évènement vous a marqué (ou pas), en quoi votre quotidien a été traversé par un des évènements historiques les plus importants du XX° siècle.

Ce blog est pour vous : répondez à ce billet par votre commentaire, indiquez-nous votre âge et votre ville (si vous le souhaitez) et racontez-nous votre 10 novembre 1989.

Toutes les réponses sont publiées, au fur et à mesure, sous la forme d’un livre que vous pourrez feuilleter à votre guise.

La Bibliothèque de Toulouse vous propose une sélection d'ouvrages sur la Chute du Mur de Berlin, ses conséquences géopolitiques, une sélection de Une des journaux parus en novembre 1989 , une bibliographie, un choix des musiques qui ont accompagné la chute du Mur.une carte des murs dans le monde.

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    Commentaires

  1. souvenirmouillé

    Je bossais en intérim dans un restau. En sortant du boulot, j'ai pris mon bain en écoutant la radio.
    La voix a annoncé la brèche dans le mur et... la chaudière a laché !
    C'était une sacrée bonne nouvelle et pourtant j'ai pris une douche froide !!!

  2. Michel

    Je ne sais pas où j'étais le 9 novembre 1989, mais fin septembre, j'étais en Tchécoslovaquie ( Prague et Brno). J'ai vu sur l'autoroute de Prague ces drôles de petites voitures (les Trabant) qui filaient avec des bagages sur le toit. Les frontières avec la Hongrie étaient déjà ouvertes, je ne l'ai su qu'en rentrant. L'ambiance tchèque était tendue, beaucoup de demandes de devises étrangères, beaucoup de monde dans les rues. Rien ne filtrait dans les conversations, les Tchèques avaient été échaudés et restaient prudents, même en privé. Après l'annonce de la chute du Mur, les contacts que nous avions gardés à Brno nous ont raconté que leur silence les protégeait ; mais leur joie était réelle. On en a reparlé lorsqu'ils sont venus à l'été 1990.
    Michel , Toulouse, 57 ans

  3. Fred

    J'étais en voyage à Séville depuis quelques mois, dessinant sur le site de l'expo universelle, pour préparer mon diplôme des beaux arts. J'avais 23 ans. J'ai suivi la chute du mur dans les bars, autour de tapas. A mon retour en France, mon oncle m'a dit "Et voila, tout se passe à Berlin, et toi t'es en Espagne". Voila ce qu'il m'en reste!
    Fred, Toulouse, 45 ans

  4. charlotte Hache

    Je l'ai découvert dans les journaux, le lendemain matin (Y'avait pas encore Internet ! déjà, je n'avais pas la télé). En arrivant au travail, j'ai demandé des jours de congés, j'ai appelé Air France (y'avait pas EasyJet!) et j'ai pris le premier billet d'avion possible.
    Je voulais y être- là tout de suite- avec le sentiment qu'il se passait qque chose d'historique, un symbole, une page qui se tournait et comme un vent de folie...J'avais 23 ans. Partie avec un mini sac, et pas une fringue de rechange, je me souviens du froid glacial et surtout de cet étrange bruit dans toute la ville : tous ces gens qui, jour et nuit, grattaient, tapaient, s'acharnaient sur le mur coté Ouest. Faut pas croire, le béton c'est dur, une vraie galère.
    Sur le marché des polonais, j'ai acheté un burin fabriqué à l'Est et, le soir, j'ai tenté moi aussi d'arracher quelques morceaux au symbole, avec le sentiment que c'était quand même un peu ridicule et dérisoire...Rostropovitch n'était plus là, mais y'a eu du monde pendant des jours et des jours. A brandebourg, la fête était finie. Je suis allée à Berlin Est, en payant la taxe qui existait encore, par le checkpoint souterrain ; Je me souviens surtout de ces grandes avenues et, sous les éclairages rudes, de la peau abîmée des gens dans le métro. Comme le mur, comme le ciel, beaucoup de gris, et les taches jaunes et oranges des fruits achetés à l'Ouest par les "ossis" . A la douane de l'aéroport, au retour, les alarmes ont sonné : de mon sac j'ai sorti le burin. J'avais laissé les morceaux de mur, juste gardé l'instrument.
    Je l'ai toujours, il est très solide.

  5. Aglaé

    Je sais pas j'étais pas née mais j'en ai entendu parler depuis que je suis toute petite parce que ma maman et mon papa se sont rencontrés à ce moment là. Ils disent qu'ils ont voulu y aller voir le mur mais qu'ils avaient pas le temps car ils étaient trop occupés à se regarder le Blandézieu. j'ai jamais compris ou ça se trouve Blandézieu. j'ai cherché dans google mais je trouve pas
    Aglaé, 13 ans

  6. Aïeuh !!!

    Ce matin là je me suis levée comme d'habitude, sans savoir encore qu'une page avait été tournée pendant la nuit. Je me suis levée sans allumer la radio, à labour, pour aller à la fac y suivre mes cours, en Art et Communication. J'habitais Paris et j'étais enceinte jusqu'aux yeux.
    J'étais dans le métro et je suivais le flot des travailleurs, marchant d'un même pas vers leurs lieux de travail, le walk-man branché sur la radio.
    La nouvelle tomba dans mes oreilles et mis un certain temps pour arriver jusqu'au cerveau. Lorsque je réalisais l'ampleur de la nouvelle, j'étais dans les couloirs du métro et j'essayais de d’entrevoir une réaction sur les visages endormis ou boudeurs des personnes qui marchaient du même pas que le mien. Attentive au moindre signe de surprise, de joie, d’étonnement..., je ne vis pas le mur qui se rapprochait inéxorablement de mon visage et me cognais violemment à la mosaïque blanche, caractéristique du métro parisien.
    Bref je venais de me prendre un mur !!

  7. Little flower

    J'avais 17 ans. J'habitais Paris. Nous venions de fêter le bicentenaire de la Révolution française au lycée et j'avais vu en vrai François Mitterrand lors d'une cérémonie dans la Salle du jeu de Paume à Versailles. J'étais amoureuse et planait en écoutant Queen "Who Wants to Live Forever" après avoir vu au moins 20 fois Highlander. Mon Connor Mc Leod de l'époque, en apprenant la nouvelle, avait pu aller à Berlin pour rapporter un morceau du mur de la taille d'un pavé parisien. J'ai trouvé ça à la fois exotique (la RFA/RDA c'est loin), fou (un bout de béton pour quoi faire ?) et super cool. J'avais 17 ans.

  8. Rueburdeau

    On a bu comme des polonais toute la nuit du samedi. Sur les pentes de la Croix Rousse, à ct'époque, on refaisait le monde. A l'Atmo, au Bockson, aux Tables Claudiennes, aux Phébus, chez Doumé à la Belle Equipe, à Mon père était limonadier (dèjà trop snob), à la Crique maline, aux Demoiselles de Rochefort...les sociologues avaient pas encore inventé les bobos, mais ca n'allait pas tarder. On buvait dans les bars mais jamais dans la rue. Ca descendait sec. On tagguait les traboules et les crottes de chien en descendant vers les Terreaux, le lendemain matin, y'avait des taches fluo sur les trottoirs...Ce soir là, on a bu, bu et rebu jusqu'aux lèvres noires.

  9. Didier GUILBAUD

    Témoignage d'un ancien étudiant de la Humboldt-Universität devenu depuis conservateur de bibliothèque :
    Septembre 1973. J'arrive à Berlin, gare de Friedrichstrasse. Je franchis l'espace international et me retrouve à la station de U-Bahn, seul à la recherche de la cité universitaire où je vais loger. Etudiant germaniste, je fais partie de ces quelques étudiants français qui ont l'occasion - peut-être même le privilège - d''avoir été accepté comme étudiant à la Humboldt Universität. Je vais bientôt loger à quelques stations de là. Tout près, un grand mur entoure une zone d'activité... Ce mur là, je l'ai revu il y a deux ans: c'est le vestige que les allemands (de l'est) ont gardé DU MUR !
    Novembre 1989: mes antennes m'ont alerté depuis plusieurs jours, voire semaines des évolutions politiques et sociales de la RDA. Bien que je n'ai plus de contact depuis 15 ans avec mes amis d'antan - allemands ou non, je suis ce qui se passe avec fébrilité. Dans mon appartement de Dunkerque, je regarde la télévision, et je ne dormirai pas de la nuit, tant ce qui se passe me passionne, m'interpelle et m'émeut ! cette date signera mon retour en Allemagne et toute une introspection pour comprendre ce qui s'est passé depuis 1973 ! DG
    NB. Présent aux journées d'études des Bibliothécaires allemands en juin 1990 à Regensburg, je rencontre beaucoup de collègues allemands de la-bas (drüben!) et je menerai une étude sur les bibliothèques allemandes dans la Tourmente (c'est ma traduction volontairement orientée de "die Wende = le tournant) qui sera publiée dans le bulletin de l'ABF.

  10. Guillaume

    Le 10 novembre 1989, je fêtais mes 7 ans, et c'était quand même bien plus important qu'une banale destruction de mur dans un pays lointain.

  11. CHRYCHRY

    Moi je bavais devant David Hasselhoff et sa chanson "I'v been looking for freedom" ^^ ...
    Trop la classe avec son blouson lumineux :-)) ...
    http://www.youtube.com/watch?v=NxAd...

  12. TedYBear

    j'avais 13 ans ...

    L'été précédent, j'étais allé faire un camp scout en allemagne et on avait pu aller en allemagne de l'est pour realiser un chantier ... preuve que peut etre les choses bougeaient déjà ! je me rappelle ces trabants omniprésentes !

    Ce jour là lors de la messe du journal du soir (enfin il avait commencé tot ce jour là !), j'ai pu voir les premiers coups de pioche, le début de la fin du mur et je compris que rien ne serait plus comme avant !

    Je m'étais dit qu'il faudrait que je recupère un morceau du mur ... mais je ne l'ai jamais fait !

  13. Seb

    En 1989 j'avais 14 ans et en apprenant la nouvelle à la télé, je me suis rendu compte que l'histoire que j'apprenais à l'école, qui me paraissait hors du temps (hors de mon temps) et bien cette histoire là, j'étais entrain de la vivre... ça m'a fait tout drôle.
    SebGX

  14. Horror picture show !

    Ce jour là, nous avions décidé de secher les cours (du lycée) et nous sommes allés, avec deux trois copains, voir pour la 159ème fois Rocky Horror Picture Show au Studio Galande (salle de cinéma du quartier St Michel - Paris, dans laquelle se film est programmé toute la journée et depuis des années). C'est un film loufoque, pendant lequel des spectateurs se mettent à danser avec des chaussures surcompansées, des vétements plus qu'improbables et durant lequel il est habituel de recevoir de l'eau, quand il pleut dans le film, ou du riz quand des personnages se marient. Tout ça dans une franche rigolade et des états d'une autre dimension...
    Lorsque nous sommes sortis de la salle de cinéma, hilars, nous nous sommes trouvés dans la rue, où il régnait une certaine euphorie.
    Nous nous sommes tous regardés, nous demandant si nous étions vraiment revenus à la réalité...

  15. MuLM

    Je venais de quitter mon île, j'arrivais en métropole pour les études, je quittais le monde de l'enfance pour écrire ma petite histoire... et voilà que la grande faisait écho à mes charivaris de post-adolescente...
    Impossible de ne pas être troublée
    La chute du mur correspond à mon entrée dans l'age adulte

  16. Odile

    A Toulouse depuis deux mois, j’’étais dans une chambre d’Arnaud Bernard au dessus du restau l’Oriental avec ma compagne préférée : la radio. La nouvelle est tombée ; je me suis dit que c’était la première fois que je vivais « l’Histoire » et ça m’a paru fou ! Mais aux conséquences géopolitiques de ces premières brèches dans le mur, je ne pensais guère ...
    Ce soir là, c’est avec Elena que j’aurais aimé partager cet instant, Elena qui était passionnée, Elena qui sans doute devait avoir les larmes aux yeux , Elena qui ,quelques mois plus tôt alors que j'étais au Canada, m'écrivait son dégoût des événements de Pékin et son espoir de voir changer le monde.
    Je ne suis pas sure d’avoir écouté la radio toute la nuit. Mais je crois avoir eu du mal à dormir car j’étais submergée par quelque chose ...
    J’avais 21 ans et commençais ma vie toulousaine. Je n'ai jamais revu Elena .

  17. Le rideau de fer

    Cétait déjà l'hiver le 9 novembre à Clermont-Ferrand et je portais un long manteau de laine découvert peu avant dans le grenier familial... Ce vêtement me convenait bien, j'affrontais ma nouvelle condition d'étudiante et ma nouvelle vie mieux armée. J'en avais besoin pour rentrer à mon logement à pied le soir, comme ce 9 novembre, un jeudi, jour où mes cours se terminaient à vingt heures. Ce soir-là, c'est l'effevescence chez les amis qui m'hébergent. Ils m'accueillent joyeusement en me disant: "Le rideau de fer est tombé!" Mais de quel rideau de fer s'agissait-il? Celui d'un magasin? J'ai mis quelques instants à comprendre qu'il s'agissait de politique et non d'un fait divers urbain. Cependant la vie d'une étudiante désargentée fut vite hapée par d'autres préoccupations. Je ne pouvais être touchée par un événement extériereur à ma situation et demeurai spectatrice de l'Histoire en train de s'écrire. Je montai dans ma chambre et vérifiai le courrier arrivé pour moi.

  18. Paul

    Le 9 ou 10 Novembre 1989 nous étions avec notre 1er enfant Adrien dans notre appartement à regarder la télé comme beaucoup de gens et nous nous sommes dit ma femme et moi : "un moment d'histoire ce joue sous nos yeux et et nous nous souviendrons que c'était l'année de la naissance de notre 1er enfant "(c'est commun mais tellement vrai dans le souvenir....

  19. Jean

    En 1989 j'avais 11 ans, mes parents n'avaient pas la télé, mais il y en avait une à la maison ; on a pu regarder en direct les morceaux de mur qui se détachaient sous les dents des pelleteuses.
    Le lendemain matin, au collège, notre prof' d'allemand nous a longuement expliqué ce qui se passait en Allemagne. Puis le prof' d'histoire y est allé de son chapitre...
    C'est là que ma petite tête de pré-ado a compris que quelque chose se passait.

    Jean 30 ans

  20. Véronique

    J'habitais Paris à l'époque, j'étais avec une amie. Dans la soirée, elle a appelé son ami. Et il lui dit que le mur de Berlin est tombé, qu'il l'avait vu sur CNN. A l'époque c'était rarrissime d'avoir d'autres chaines que celles nationales. On était sous le choc, en train de réaliser qu'une page historique était en train de se passer. J'avais 30 ans.

  21. isabelle

    De ce jour, je ne me souviens pas mais par contre, je me rappelle des fragments du mur.

    J'avais un ami qui était à Berlin à cette période et j'ai récupéré des morceaux de mur. Il m'a donné 4 ou 5 bouts de béton,  d'une dizaine de centimètres de long et quelques millimètres d'épaisseur, genre puzzle, avec de jolis éclats de couleur, des formes de tags, je les ai gardés longtemps. Au fil du temps, je me suis rendue compte que quasiment tout le monde avait un bout du mur de Berlin, j'ai bien des doutes sur l'authenticité de ces morceaux de béton...Mais, l'envie d'en collecter  montre bien que le monde, les européens souhaitaient s'approprier ce souvenir, en garder la trace pour ne pas l'oublier...Il y aurait d'autres morceaux de murs à casser et à conserver aujourd'hui...

  22. Lucien

    Nuit du 10 novembre 1989, il est 2heures du matin, ma fille nous réveille elle souffre d'une ottite. Je me lève pour lui donner deux comprimés de paracétamol. J'allume la radio, le mur de BERLIN est entrain de tomber. Les allemands de l'ouest et de l'est se retrouvent. Je pense : une novelle page d'histoire est en train de sécrire. Je suis content pour le peuple Allemand.
    De par ma profession, j'organise et je participe à des échanges franco -allemand entre jeunes. Jusqu'a présent seul des groupes de la RFA participaient à ces échanges. MARS 1990 nous recevons notre premier groupe de RDA ils viennent de ROSTOOK une très belle rencontre , beaucoup d'émotions et de vécus partagés. Les allemands savent déjà que la réunification ne sera pas simple, parfois douloureuse et prendra du temps, mais ils sont convaincus qu'ils ne reviendront pas dessus.

  23. vanessa

    Ce fameux jour, je n'étais pas bien vieille, à peine douze ans. Et je ne me rappelle pas précisément le s faits. J'ai surtout le souvenir d'une grande émotion à partager un évènement hors du commun qui semblait toucher profondément les allemands. J'étais très émue par l'incroyable liesse de gens en pleurs; tout en m'interrogeant simultanément sur le fait qu'il existait un mur à Berlin et dont l'existence même me surprenait avant sa chute. Comment cela était possible en 1989 ? Cet évènement me paraissait quelque peu surréaliste au regard de ma vie de collégienne française.Et ça se passait juste à côté de chez nous...

  24. rachida

    moi, j' étais étudiante en première année de droit .
    La prof des histoires des institutions nous a annoncé que le mur de Berlin venait de s' écrouler .

    Une grande joie s' est emparée de l' amphi et tous les étudiants ont applaudit ..... grand moment  inoubliable!!!!!

  25. nolwenn

    En novembre 1989, j'avais 8 ans et demi. Mes souvenirs d'enfance sont particulièrement flous. Impossible de me souvenir de ce que je faisais précisément ce jour-là : j'étais à l'école probablement, puis en train de faire mes devoirs, manger et au dodo. Comme pour la catastrophe de Tchernobyl, j'ai le souvenir de quelques images télévisuelles très fragmentées. C'est plutôt maintenant que je peux mieux envisager les choses. Il y a quelque temps, j'ai regardé une reportage sur Arte sur ce qui s'était passé à Leipzig exactement un mois avant. J'ai trouvé ça passionnant et utile de savoir que tout ne s'était pas passé qu'à Berlin.
    Nolwenn, 28 ans et demi.

  26. Hélène Duffau

    Mon agenda de l'époque raconte que dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, je répétais avec mes amis musiciens. Dans une cave d'un immeuble bourgeois du VIIe arrondissement, tout près de la tour Eiffel, nous avions pris nos aises pour travailler à notre musique, soir et nuit. J'avais 24 ans.
    La chute du mur a retenti pour moi le 10 novembre comme une ouverture si souvent rêvée enfin réalisée. Je n'ai jamais compris que les humains dressent des murs entre eux, alors je me suis réjouie que celui-ci soit abattu. Que les deux Allemagnes se regardent à nouveau les yeux dans les yeux et décident de cheminer ensemble, enfin réunies. Que plus personne ne risque sa vie, sa salubrité mentale, à fomenter des plans de passage pour aller d'Est en Ouest, car c'est dans ce sens que la boussole conduisait le plus souvent je le crois.
    Sans doute aurions-nous à apprendre de ce peuple unifié et de sa capacité à se réinventer une histoire commune comme à oeuvrer en Europe.
    Le 10 au matin, j'ai acheté les journaux, bien décidée à les garder comme témoignages de ce jour d'importance. Et puis, au fil des mouvements de ma vie, ils sont partis rejoindre les recyclables.
    Avant même de marquer la fin d'un régime politique, la chute du mur a signé pour moi la fin d'une guerre.
    Hélène, Toulouse

  27. Raskalou

    J'ai 30 ans. J'habite Strasbourg, à la frontière germanique, mais à l'époque je vivais en région parisienne à Saint Gratien. J'avais 10 ans et devait certainement avoir d'autres préoccupations en tant qu'écolier de CM2, rentrant des vacances de la Toussaint, insouciant et bien loin des réalités géopolitiques de cette époque.
    Je me souviens davantage de l'année suivant, rentrée en 6ème avec mes premiers cours d'Allemand, où notre professeur était fier de fêter le premier anniversaire de la chute du mur !

  28. Sylviane

    Ben, c'était il y a longtemps... Le lendemain j'assistais au départ de premier Vendée Globe Challenge. Une brèche avait été ouverte à l'est, ce jour-là, soufflait un vent de liberté, fort et glacé :o) Je me souviens de moments d'espérance et de bouffées d'euphorie. L'Europe se réunifiait enfin, tout devenait possible, et surtout le meilleur...
    Une cousine vivait en Allemagne de l'Est, c'était pour nous comme si elle était dans une autre dimension. La chute du mur l'a "rapprochée", je ne l'ai pas encore rencontrée, mais maintenant je sais que c'est facile, il n'y a que des kilomètres entre nous.

    Sylviane, Quimperlé, 40 ans

  29. grandmoment

    cette nuit est un grand moment de ma vie, les douleurs de l'accouchement commençaient à m'assaillir. j'ai vecu la chute du mur comme un signe , le monde s'ouvrait plus grand, plus beau pour mon fils qui arrivait. Un beau cadeau pour cette nouvelle vie qui commençait,

  30. Jambes à mains Viral

    J'avais 7 ans lorsque le 6 ment est tombé, j'étais en train de jouer aux légos en buvant un verre de grenadine... ahahah (rigolade). Pour être franc, je ne m'en souviens pas. Et d'ailleurs je ne comprend pas toute cette petite Histoire de mûres (hors saisons d'ailleurs). Jambes à mains, Marvejols, 25 ans

  31. Isa

    Un jeune allemand que mon compagnon et moi avions rencontré quelques semaines plus tôt nous a téléphoné peu de temps avant avant le jour J en nous disant: Venez, ce qui se passe est extraordinaire. Nous avons littéralement pris le premier train pour Berlin et avons passé une semaine devant la porte de Brandebourg à discuter avec des gens de tous les pays, à regarder comment changeait l'attitude des Vopos, d'abord agressifs puis interloqués, puis carrément sympas, à voir comment les allemands de l'ouest accueillaient ceux de l'Est avec émotion et parfois aussi avec un peu de commisération. Il faisait très froid, pour nous réchauffer nous buvions du Glühwein et le thé que distribuaient les forces britanniques. Nous avons crié "Die Mauer muss weg" avec des milliers d'autres personnes. Nous avons discuté pendant des nuits entières sur l'avenir de l'Allemagne réunifiée, sur les conséquences pour l'Europe, sur ce que les gens de l'Est pourraient apporter, sur une possible Troisième voie... C'était au début l'enthousiasme et puis en quelques jours, nous avons vu pointer chez certains l'agacement sur l'attitude des gens de l'Est, sur leur "manque d'éducation" ... en quelques jours, un concentré d'Histoire, une accélération subite. Quoiqu'il en soit: un moment extraordinaire.

  32. domi

    je n'étais pas très politisée"à l'époque mais sensible à l'idée de liberté et de justice;j'ai le souvenir d'une émotion énorme,un élan d'enthousiasme et de respect pour ceux qui avaient "osé",l'impression que c'était un grand moment historique,jamais vécu auparavant;j'avais 42 ans,c'était un souffle de jeunesse,une espérance,un combat gagné...
    j'ai toujours gardé un numéro spécial de Libération,il est jaune et noir et je l'ai relu souvent...
    aujourd'hui ,c'est mon fils qui ira à Berlin pour les commémorations,moi,je n'y suis jamais allée..
    je n'oublierai jamais cet épisode,j'ai peur qu'on se soit trop résigné aujourd'hui...quoique,non, peut-être pas,il y a plus de murs mais ils sont invisibles.
    trois mots pour évoquer ce souvenir:libre,audace, courage ,et puis surtout....joie et fête!!

  33. Christine

    Comme beaucoup de monde,j'ai suivi cet évenement à la télé.Mais j'ai été particulièrement sensibilsée par un ami allemand,né à Berlin, et dont une partie de sa famille était à Berlin,et séparée par ce mur depuis tant d'années.
    Depuis la chute du mur, il nous parle souvent de cette ville qui se reconstruit, ,et qu' il nous a promis de nous faire découvrir.

  34. any69

    Pas d'images , car pas de télé à la maison mais la radio qui nous fait vivre en direct l'explosion de joie , joie que je partage totalement. Je me souviens de mes précédents voyages à Berlin et de l'effet terrible produit par les routes qui s'arrêtent, les lignes de tramway coupées, les façades aveuglées des immeubles. Je me souviens de la difficulté de passer de l'autre côté, du sentiment étrange à franchir une frontière totalement étanche et totalement absurde. Je me souviens de cette bande de no man's land, comme une blessure géante et blafarde, de ces barbelés et de ces miradors qui rappellent l'horreur absolue des camps. Et je me souviens de ces berlinois , qui, à la tombée de la nuit, se postaient sur une plate forme et regardaient inlassablement de l'autre coté sans rien voir, sans espoir : "schrecklich" murmuraient-ils. C'était juste deux ans avant.
    Alors comment ne pas partager la joie des berlinois, comment ne pas danser avec eux à l'écoute de cette formidable nouvelle, comment ne pas partager l'onde d'espoir de ce soir là.

  35. julia

    En 89, j'avais a peine 7 ans. Encore l'insousciance de l'enfance et du monde qui l'entoure. Je n'ai donc trés peu de souvenir de cet évènement pourtant si important. Plus tard, lorsque j'appris l'histoire, cela m'a semblé bien lointains, pourtant, j'étais déjà la...

  36. Nicole 77 ans Arcachon

    En rentrant du bureau ce jour là, j'entends la nouvelle à la radio ; étant seule à la maison et consciente de l'importance de cet évènement, je crie à la vieille voisine : Le mur est tombé ! Réponse : " ce n'est pas ça qui va forcément arranger les choses ". Devant ce peu d'enthousiasme , je me retranche chez moi, en attendant le retour de mon compagnon avec lequel nous avons commenté l'évènement de manière plus nuancée....

        20 ans après  ou en sommes nous ? Il y a encore beaucoup de murs  à abattre....Mais ça , c'est pour quand ?

  37. patricia

    Souvenirs :
    1989 : Mes dix ans...et mes larmes de joie devant la télé en apprenant la chute du mur ... Première prise de conscience de l'Histoire. Conscience de vivre un moment décisif pour le monde mais aussi pour moi...

    1998/1999 : Dix ans plus tard, je concrétisais enfin un désir qui venait de loin, je partais vivre et travailler pendant un an à Berlin... M'imprégner de cette ville, mieux comprendre son histoire. Ber lin, chantier à ciel ouvert, résolument en action, tournée vers l'avenir.

    2009 : Retour ému dans cette ville dans quelques jours...Fêter le 20ème anniversaire de la chute du mur à Berlin... Etre présente et vivre ce moment à Berlin !

  38. ramona

    Novembre 89, je vivais dans une partie du monde où le soir avant le journal télé et la météo un communiqué nous rappelait l'instauration du couvre feu dés 20 heures ... l'armé était autorisée à tirer sur tout ombre suspecte vagabondant dans les rues sans raison valable.
    Alors le 9 j'étais chez moi devant ma télé et l'histoire de ce mur me semblait si lointaine, si quotidienne.
    C'était juste quelques blocs de bétons qui tombaient ...
    Tout autour de moi cependant, il y' en avait de solides qui s'élevaient ...
    Des murs entre les hommes et les femmes, les riches et les pauvres, les éclairés et les ignorants ...les super puissants et les petits .... et j'en passe ...
    Ach ! le mur de Berlin désolée ! je l'ai vécu comme un fait divers ...

  39. babeuf

    Ce jour- là et il ne faut pas oublier le 9 octobre 1989 (répression à Leipzig), j'ai pleuré comme un gamin;(j'ai actuellement 52 ans)
    comme nombre de mes ami-e-s qui me l'ont "avoué" plus tard...
    Mes grands-parents paternels étaient hongrois et avaient quitté le territoire bien avant
    la seconde guerre mondiale, pour émigrer en France... Mais ils restait beaucoup de famille en Hongrie. A noter que ce sont eux qui ont ouvert le mur...
    Mes deux filles sont étudiantes à Toulouse.
    2 remarques: je ne suis pas sûr que la surmédiatisation du 9 novembre rende compte de la réalité sur le terrain, en Europe centrale et de l'Est... Les gens sont extrêmement
    désabusés.

    Je vous remercie pour l'ensemble de ces liens, extrêmement précieux, sur l'art du mur

    Salut et Fraternité. Denis TITLI.

  40. Marc Petitprez

    J'avais 33 ans. Le 9 au soir, je suis en train d'acheter du café chez un torrefacteur - c'est dans cette boutique, à travers le flash spécial de France Inter que j'apprends que le mur est ouvert. Avec le sentiment profond de l'Histoire en marche. Pas de surprise, car depuis des mois déjà, tout bouge à l'est; et l'été avait vu des milliers d'allemands passer à l'ouest via la frontière hongroise désormais ouverte. Pas de joie non plus, car la fin du mur dans le contexte du néolibéralisme de Reagan, Bush et Thatcher signifie immédiatement pour moi que ce système là va balayer tout sur son passage - et que plusieurs décennies de capitalisme sans frein sont devant nous. Nous y sommes...

  41. Isabelle

    Rien de précis ne me revient sur cette nuit si datée , et sur ses lendemains. Pas d'événement précis du quotidien m'aidant à ancrer ce moment d'Histoire dans mon histoire. Des sentiments, des sensations évidemment. Et pourtant.
    J'étais alors étudiante en histoire contemporaine à Paris X Nanterre. Et mes pas me dirigeaient chaque matin ou presque vers les Archives nationales, à proximité du quartier du Marais.
    Je n'étais pas à Berlin pour tendre la main aux Berlinois de l'Est. Je suis passée d'une évidence inscrite dans les manuels - un mur séparant des familles, des amis, une ville, un pays, un continent, à une autre révélée par les médias : le mur tombait. J'ai continué de me rendre aux Archives mais sachant que la force de milliers d'individus réunis et animés d'une même envie de liberté avait pris le pas sur celle de l'Histoire. De cela , je sais encore aujourd'hui que je me réjouissais.

  42. Jacques Soulé

    Ce 10 Novembre 1989 j'avais presque 47 ans et je travaillais dans une Organisation Internationale aux Pays-Bas. Inutile de préciser que la chute du mur de Berlin avait une importance fondamentale pour nous car cela allait bouleverser nos relations avec l'Allemagne, mais aussi avec les pays de l' Est. Ceci fut largement commenté et débattu au sein de notre Organisation et, bien avant l'entrée dans l'Europe de la plupart de ces pays de l' Est et de la réunification de l'Allemagne, nous avons ouvert les portes et fait en sorte que ces pays puissent adhérer à notre Organisation Internationale.
    Mais personnellement j'ai aussitôt pensé à tous ces gens de la révolte Hongroise ou du Printemps de Prague morts pour s'être opposé au régime communiste et à la dictature.
    J'ai revu depuis les stigmates des tirs militaires Russes encore visibles sur les murs de Budapest. Je me rends encore souvent à Prague et mon premier geste a été de déposer une rose à l'endroit où Jan Palach s'est fait brûler vif en 1969; j'étais encore étudiant et cela est toujours resté gravé dans ma mémoire comme le symbole tragique d'une soif de liberté qui ne pouvait trouver une issue que dans la mort.
    Coïncidence, je devais me rendre à Berlin Ouest pour une réunion dans les jours qui ont suivi la chute du mur. J'ai donc vécu presque en temps réel cette chute, j'y ai même participé en cassant au marteau, prêté par l'un des protagonistes Allemand, des bouts de mur remplis de graffitis.
    Quelle émotion et quel souvenir d'avoir été un modeste acteur de l'histoire en marche, et de pouvoir offrir à mes deux enfants, alors âgés de 12 et 15 ans, un symbole matériel de cette liberté si chèrement revendiquée au travers d'éclats de pierre colorées.
    Mais que ce mur était solide et dur à casser!!!! A l'image de tant d'années qui ont précédé sa chute.
    J'ai aussi pu mesurer la joie de familles reconstruites ou d'amants retrouvés. Mais aussi la détresse des militaires Russes, qui ne percevaient plus leur solde et qui vendaient leur uniforme militaire pour un peu d'argent, ou encore ces immeubles délabrés, aux murs sales où les ascenseurs ne fonctionnaient plus et le souhait de sociétés de l'Allemagne de l'est de pouvoir enfin faire négoce avec leur ancien compatriotes et pays de l'' Ouest .
    Que d'épreuves inutiles dictées par des hommes politiques au service de leur propre cause ou d'idéologie.
    Y en a-t-il d'autres? Un mur peut en cacher un autre........

    Jacques Toulouse 67 ans.

  43. Jean Kaczmarek

    Ma modeste contribution à la chute du Mur de Berlin : http://www.blurb.com/books/878662

    Un ouvrage de photos et de textes prises entre le 25 Octobre 1989 et Décembre 1990. Un an de Révolution Tranquille avec tous les clichés de la lente décomposition du Mur de la Honte.

  44. Isabeille

    10 novembre au matin : j'écoute les news à la télé depuis la salle de bains.
    Et là : le choc. J'y crois même pas ! Je me rue devant l'écran, je regarde les gens fous de joie qui dansent, qui démolissent le mur, je me dis : ils vont leur tirer dessus !
    Et puis je réalise : non, c'est bien vrai, c'est fou mais c'est vrai.
    Je pleure comme une Madeleine...

  45. fab

    Le 9 novembre au matin je quitte Paris en 4L direction Berlin.
    Depuis quelques jours j'attendais un plan bagnole pour aller tourner un documentaire sur la culture en Allemagne de l'Est.
    J'avais vécu en 1988 à Berlin-Ouest et avais eu plusieurs fois l'occasion d'aller pour une après-midi de l'autre côté (drüben) mais sans jamais connaître cet autre pays et ces autres Allemands.
    Donc ce matin là je partais,excédé que l'on puisse parler de la RDA comme d'un pays du tiers monde, car depuis juillet de nombreux Allemands de l'Est quittaient le pays via la Hongrie,
    qui avait ouvert ses frontières avec l'Autriche.
    Le soir, arrivé chez un pote qui m'héberge à Berlin-Ouest, j'écoute
    France-Inter (radio française présente à Berlin comme l'armée française). J'apprends que le mur vient de s'entrouvrir.
    Les batteries de ma caméra n'étant pas chargées, je filmerai le
    lendemain les images de ces Allemands qui se retrouvent.
    En définitive je filmerai essentiellement des groupes de rock
    de Berlin-Est, et rentrerai à Paris à la mi-décembre.
    Le lendemain de "la chute du mur", le journal populiste de Berlin
    (die B-Z) titrait quelque chose comme "le capitalisme a gagné,
    le socialisme a perdu", on ne pouvait être plus sincère.
    Quelques jours après que le mur ait ouvert ses cuisses,
    les Berlinois de l'Ouest se plaignaient de ces Allemands de l'Est
    qui surchargeaient les rames de métro.
    J'ai entendu des choses proches du racisme.
    Comprenez, ils venaient manger les impôts des bons Allemands de l'Ouest. Eh oui, chaque Allemand de l'Est recevait 100 Marks
    de l'Ouest à dépenser librement (à l'Ouest).
    Les Allemands de l'Est étaient reconnaissables à leurs vêtements
    et à leur coupe de cheveux.
    Très vite il y aura les surnoms de Wessis (ceux de l'ouest) et de Ossis (ceux de l'Est).
    Mon film une fois monté, un court-métrage de 20 mn, sera le "portrait" d'un groupe de rock de Berlin, Die Firma, farouchement opposé à l'idée de réunification. Ce sera le seul qui aura un point
    de vue contraire à cette "évidence" qu'était la réunification.
    Par la suite, je suis revenu vivre à Berlin, cette fois-ci à l'Est,
    de 1991 à 1994. J'ai vécu avec des Allemands de l'Est, et c'est certain ils n'ont pas grandi avec les mêmes valeurs que ceux de l'Ouest. Je reste persuadé que la plupart qui étaient adultes en 1989 ont beaucoup perdu.
    Le système politique de la RDA était celui d'une dictature.
    Mais ce n'était pas le Chili, et beaucoup qui ont voulu voir tomber
    ce mur voulaient une autre politique en RDA.
    Mais pas la réunification des 2 Allemagnes.
    Je ne suis pas le seul à penser qu'il n'y a pas eu réunification
    mais annexion.
    Fabrice (Tarn)
    J'avais 21 ans en 1989

  46. Christine

    Le 10 novembre 2010 J'était en voyage en Inde. Ce matin-là avant de prendre le train pour Agra à la gare de New Delhi, j'ai acheté l'Indian Times. En dernière page j'ai découvert cette nouvelle incroyable de la chute du mur. Juste un entrefilet.... et pas un européen en vue avec qui partager cette incroyable nouvelle !

  47. coconut

    j'étais à la maison, mon fils avait quelques mois à peine, je ne sais plus comment j'ai appris l'incroyable nouvelle après tant d'années passées de ce côté du mur : la télé ? un journal ? bref en tout cas j'ai allumé la télé. J'ai vu Rostropovitch jouer au dessus des décombres. C'était inimaginable : tout pouvait donc arriver ? Mon fils est donc né sous deux auspices : le bicentenaire de la révolution française (hé oui !) et la chute du mur...
    Après, les James Bond n'ont plus été pareils... et depuis, d'autres murs ont pris la place...

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